Une œuvre inédite signée Kees Van Dongen chez Nice Enchères
« Trouver un inédit du peintre Kees Van Dongen, qui plus est de petite dimension (16,5 x 24,5 cm), est en soi un véritable événement », s’enthousiasme Éric Schoeller, expert de la vente organisée par Nice Enchères. Cette dispersion est consacrée à cette seule œuvre du peintre, un Nu aux cheveux rouges acheté en 1909 à la Galerie Bernheim-Jeune, à Paris par un collectionneur renommé. « L’œuvre, restée depuis au sein de la famille, a suscité un grand intérêt de la part du Wildenstein Plattner Institute qui va délivrer un certificat à l’acheteur et l’inclure dans son catalogue raisonné en préparation », déclare l’expert. Ce nu représente sans doute, toujours selon Éric Schoeller, la première femme de Kees Van Dongen, Juliana Augusta Preitinger, dite « Guus ». Vendue « dans un bel état de conservation sans repeint », cette toile révèle la prise de distance de l’artiste vis-à-vis du fauvisme et ses recherches plastiques à venir. « Les cheveux rouge vif du modèle, son regard intense se détachent sur le noir du fond qui fait ressortir toute la luminosité du portrait », conclut Éric Schoeller.
« Tableaux modernes et contemporains : Kees Van Dongen, un tableau inédit », mardi 31 mars 2026, Nice Enchères, 15, rue Dante, 06000 Nice, www.niceencheres.com

Hans Hartung, T1980-H42, 1980, acrylique sur toile. Courtesy Besch Cannes Auction
Hans Hartung, Maurice de Vlaminck et Marc Chagall chez Besch Cannes Auction
La vacation proposée par la maison Besch à Cannes s’articule autour de trois grands noms de l’art moderne et contemporain. L’auberge du village (est. 50 000-55 000 euros), réalisée en 1920 par Maurice de Vlaminck, témoigne de son évolution stylistique. Sous l’influence de Cezanne, il se détourne du fauvisme pour construire un monde plus sombre, dramatique, dans lequel la représentation d’un monde rural austère exprime une forme d’introspection mélancolique. Cette spiritualité, Maurice de Vlaminck la partage avec un autre grand peintre de la première partie du XXe siècle, Marc Chagall. Au début des années 1960, l’artiste s’initie à une technique d’impression unique, le monotype, dont est issu Le Christ Jaune # 20 (1962), estimé entre 47 000 et 55 000 euros. Pour Hans Hartung, enfin, le bleu est peut-être, comme pour la dessinatrice Jul' Maroh, « une couleur chaude », tant il permet d’adoucir cette composition nerveuse, T1980-H42, datée de 1980, et estimée entre 80 000 et 120 000 euros.
« Tableaux anciens, modernes et contemporains, arts décoratifs du XXe, design, sculptures, bronzes, arts d’Asie, photographies, céramiques, verreries, flacons de parfum, meubles anciens et de style, objets d’art et d’ameublement », dimanche 5 avril 2026, Besch Cannes Auction, 73 boulevard de la Croisette, 06400 Cannes, www.cannesauction.com

Glauco Rodrigues, Visão da Terra : A Lenda do Coati-Puru que porventura é ?, Rio, 3 mai 1977, acrylique sur toile. Courtesy Maurice Auction
Les regards de Roberto Pontual chez Maurice Auction
Poète, critique d’art et journaliste brésilien, Roberto Pontual, emporté par le sida en 1994, a laissé une trace profonde dans le paysage de l’art contemporain brésilien, des années 1970 à la fin des années 1980. Il emménage à Paris en 1980 lorsqu’il est nommé commissaire de la délégation brésilienne à la Biennale de Venise. En France, il a été l’instigateur de l’exposition « Modernidade, art brésilien du 20e siècle » au musée d’Art moderne de la Ville de Paris (décembre 1987 à février 1988). Ne se laissant jamais enfermer dans un style ou une école, sa collection, préservée jusqu’à aujourd’hui par son dernier compagnon, Vincent Wierink, et riche de 158 œuvres, comprend plusieurs acryliques sur toile du peintre Paulo Roberto Leal (Oblongo, 1987, Rouge - noir - blanc, est. 6 000-10 000 euros) ; une huile sur toile d’une des figures de l’abstraction lyrique sud-américaine, Antonio Bandeira (Paris, 1955, est. 5 000 à 8 000 euros) ; ou une œuvre de Glauco Rodrigues, Visão da Terra : A Lenda do Coati-Puru que porventura é ? (est. 6 000-8 000 euros) où se mêle satire, humour et critique sociale.
« Art Brésilien 1945-1994, les Regards Passionnés de Roberto Pontual », mardi 31 mars 2026, Maurice Auction, Hôtel Drouot, 75009 Paris, www.mauriceauction.com




