Après ces neuf années passées à la tête de sa galerie, c’est un nouveau chapitre professionnel qui s’ouvre pour Quentin Grosjean : dès le 1er mars 2026, il endossera le costume de directeur de la galerie MARUANI MERCIER, elle aussi établie tant à Bruxelles qu’à Knokke. Il sera donc en pays de connaissance, car c’est déjà avec cette enseigne qu’il était entré dans le métier il y a dix ans.
Cette nouvelle collaboration s’appuie sur un programme consolidé, puisque son espace bruxellois arborera désormais l’enseigne MARUANI MERCIER. Une exposition du sculpteur américain George Rickey (1907-2002) y est déjà programmée, la galerie venant d’annoncer la représentation pour l’Europe de la George Rickey Foundation, après une première collaboration l’année dernière. L’espace de la QG Gallery à Knokke sera quant à lui fermé et ses activités intégrées dans celui de MARUANI MERCIER.
« Je regrette évidemment de devoir abandonner ma galerie, nous confie Quentin Grosjean, mais je pouvais difficilement refuser l’opportunité de rejoindre une telle enseigne et surtout intégrer une véritable équipe. Je les connais depuis longtemps et je voulais progresser dans ma carrière. En effet, travailler presque tout seul pour tout gérer – les contacts avec les artistes, la recherche d’œuvres, la logistique que cela implique – commençait à me peser. C’est une des galeries les plus importantes en Belgique, avec un programme sans doute atypique, auquel je pourrai sûrement apporter une touche personnelle, en accord avec Serge Maruani et Laurent Mercier. Mon rôle sera notamment d’être une personne de contact, d’assurer une présence de représentation tant à la galerie que dans les foires auxquelles elle participe (Frieze Masters, Tefaf, Brafa, Armory Show, Art Basel Miami Beach, Art Brussels) et de développer le second marché avec des œuvres qui m’étaient inaccessibles jusqu’alors. L’objectif est de grandir et de se développer ensemble ».

Exposition "L'art et son Concept", Knokke, 2022(à gauche, "définition/méthode" de Claude Rutault").
© QG Gallery
Au fil des ans, Quentin Grosjean avait réussi à conférer une identité forte à ses deux galeries, dont la programmation était axée sur l’art d’après-guerre, les avant-gardes des années 1970 et l’abstraction au sens large, sans oublier les artistes contemporains. Ce spécialiste du second marché dénichait des pépites qu’il savait mettre en valeur dans des expositions collectives qui ont fait date, comme les deux volets de « L’Art et son Concept » (Knokke, 2022 et 2024). Il ne s’agissait pas de simples accrochages, mais d’expositions curatées, notamment par des commissaires invités. Cette façon de procéder constituait l’ADN de son enseigne. Sa fermeture affaiblit l’offre des galeries, surtout à Knokke dont elle était une adresse de référence. Il programmait aussi des expositions personnelles, soit dans ses espaces, notamment Bernar Venet (Knokke, 2020), Cécile Bart (Bruxelles, 2024), Nicolas Chardon (Knokke, 2024), soit sur ses stands de foire avec d’audacieux solos shows comme ceux consacrés à François Ristori (Art Brussels, 2022), Bernard Joubert (Art Antwerp, 2022), Jules Olitski (Art Brussels, 2023), Richard Long et Olivier Mosset (Art Brussels, 2024). La nouvelle génération était, entre autres, représentée par Quentin Lefranc, dont l’actuelle exposition dans l’espace bruxellois clôturera l’aventure de la QG Gallery le 28 février.




