En cette fin janvier 2026, le musée du Louvre a remis la bourse Majid Boustany et le prix Denon à deux chercheuses : Léa Tichit recevant la bourse et Natasha Shoory le prix.
Ces deux récompenses sont financées par le fonds de dotation du Louvre pour la recherche. Créé en 2009, faisant de l’institution le premier musée français à posséder un tel dispositif, il est soutenu depuis 2020 par Majid Boustany, président de la Francis Bacon MB Art Foundation (Monaco) et « mécène fidèle du musée du Louvre », souligne le musée. Ce dernier a renforcé son aide en créant en 2024 la bourse Majid Boustany et le prix Denon, soutiens supplémentaires à la recherche.
Léa Tichit, docteure en histoire de l’art, maître de conférences à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux et chercheuse au Centre de recherche en histoire de l’art François-Georges Pariset (Université Bordeaux Montaigne), reçoit la bourse Majid Boustany. C’est la deuxième fois qu’elle l’obtient. Les 10 000 euros de dotation permettront de soutenir ses recherches postdoctorales sur « Collectionner et exposer l’architecture au musée du Louvre », un travail qui porte plus particulièrement « sur les fragments, moulages et maquettes d’architecture au musée du Louvre (vers 1850-1950) ».
Natasha Shoory, quant à elle, est titulaire depuis 2025 d’un doctorat de l’Université de Durham (Angleterre), obtenu en collaboration avec l’ENS Paris-Ulm. Sa thèse, intitulée « From the Footnotes to the Focus : Reframing Women’s Collections of Art in Eighteenth-Century Paris » (« Des notes de bas de page au-devant de la scène : repenser les collections d’art féminines dans le Paris du XVIIIe siècle »), « explore la notion de "goût genré" et démontre que les collections féminines représentent "l’idéal" auparavant réservé à une élite masculine d’amateurs ». Grâce aux 12 000 euros qu’elle reçoit pour ce prix Denon, elle pourra publier sa thèse de doctorat, sous la responsabilité des équipes des Éditions du Louvre.




