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Roselyne Bachelot attendue

Roselyne Bachelot Courtesy Wikipédia, D.R.

L’année 2020 aura été compliquée jusqu’au bout pour les lieux de culture. Douchés par l’interdiction finalement prononcée par le gouvernement de rouvrir le 15 décembre comme beaucoup de musées, fondations et centres d’art l’avaient déjà anticipé, certains avaient placé leurs espoirs entre les mains des sages du Conseil d’État. Saisie par l’ADAGP (la société française de perception et de répartition des droits d’auteur dans le domaine des arts graphiques, plastiques et photographiques), le Cipac (la fédération des organisations professionnelles dans le domaine des arts visuels) et la FRAAP (la fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens) qui contestaient « la décision de maintenir fermés les lieux de diffusion des arts visuels », la haute autorité administrative a confirmé avant Noël une fermeture justifiée selon elle par le contexte sanitaire. Cette mesure n’est malheureusement pas isolée. La Suisse, qui avait autorisé les musées à rouvrir, exception faite des dimanches et jours fériés, a finalement ordonné aux lieux d’exposition de garder portes closes depuis le 22 décembre, et ce jusqu’au 22 janvier. Roselyne Bachelot avait fixé à ce jeudi, 7 janvier, « une clause de revoyure », tout en étant cette fois très prudente concernant la réouverture des lieux culturels. Les derniers chiffres de diffusion du Covid-19 publiés ce début janvier ne sont malheureusement pas de nature à rassurer, même si les acteurs de la culture aspirent simplement à bénéficier, en toute équité, des mêmes dispositions que le secteur marchand. La ministre de la Culture travaille à « un modèle résilient et durable qui permette à la culture, quelle que soit la situation épidémique, de fonctionner, parfois peut-être pas à plein régime », comme l’a rapporté le Journal du dimanche. Il est urgent en effet de prendre des mesures pour que 2021 ne ressemble pas à 2020. L’avenir du secteur culturel en dépend.