Après plus d’une centaine d’expositions en vingt ans rue Quincampoix, la galerie Putman déménage. Elle s’installe cette semaine dans le 3e arrondissement de Paris, au 230, rue Saint-Martin, « poursuivant ainsi une histoire liée aux lieux qu’elle habite », précise l’enseigne.
« Nous avons passé 20 années, très heureuses mais très cachées dans un lieu dans une cour, en étage, avec interphone. Ce nouvel espace est ouvert sur rue, ce qui est totalement inédit pour nous, mais il offre aussi, à l’étage, un espace plus intime et atypique », nous confie Éléonore Chatin, directrice de la galerie. Et de poursuivre : « Les deux niveaux permettront de faire éventuellement deux expositions en même temps, mon bureau pourra aussi accueillir des collaborations plus ponctuelles ».
Fondée en 1974 par Jacques Putman, rapidement rejoint par sa femme Catherine, la galerie a occupé successivement leurs appartements familiaux rue des Grands-Augustins puis rue de Talleyrand, où se retrouvent collectionneurs et marchands. Catherine Putman s’établit en 2005 rue Quincampoix, en étage. Éléonore Chatin, sa belle-fille, lui succède en 2009. « Attentive à la transmission autant qu’à l’émergence », comme le précise l’enseigne, elle défend les artistes historiques de la galerie, sans négliger les nouvelles générations.
La structure s’agrandit donc et accueillera désormais ses visiteurs aux côtés d’autres galeries parisiennes du Marais, dans un espace entièrement repensé par l’architecte Léonie Alma Mason. Pour la première fois de son histoire, elle s’ouvre sur la rue en rez-de-chaussée, prolongé par un étage plus intime. « Une configuration pensée pour accueillir plusieurs rythmes d’expositions, multiplier les points de vue et favoriser le dialogue entre les œuvres, notamment celles sur papier, uniques mais aussi multiples, dans la tradition de l’édition d’estampes contemporaines chère aux Putman. À l’heure de la dématérialisation, la galerie Putman affirme l’importance d’un lieu de contemplation, de rencontres et de découvertes », souligne la galerie.
La première exposition, qui se déroulera du 29 mai au 18 juillet 2026, réunira un ensemble d’artistes allant de Pierre Alechinsky à Sophie Ristelhueber, en passant par Keita Mori ou Claude Viallat. Soit « différentes générations d’artistes, une prédilection pour les œuvres sur papier – même si elle n’est pas exclusive – dessin, aquarelle, gravure, lithographie, photographie, sans hiérarchie entre les techniques », résume la galerie Putman.
À la fin de cette semaine, la galerie participera au Paris Gallery Weekend, avec un vernissage inaugural samedi 30 mai dans l’après-midi, ainsi qu’une ouverture dimanche 31 mai de 14 heures à 18 heures. « Cette nouvelle adresse nous place géographiquement dans un quartier dynamique de galeries, avec notamment l’association des galeries de la rue Chapon. C’est pour nous un nouvel élan, enthousiasmant pour nos artistes et fidèles collectionneurs, et pour nous ! », conclut Éléonore Chatin.




