Filipa Ramos organisera l’une des plus anciennes biennales d’art de Scandinavie, au milieu des eaux hyperboréales, sur les îles Lofoten (Norvège). Organisé en collaboration avec le North Norwegian Art Centre, le Lofoten International Art Festival (LIAF) n’est pas lié à un lieu ou un espace permanent, mais se réinvente à chaque fois en s’installant dans des structures déjà existantes. Sur cet archipel, situé à l’intérieur du cercle polaire, la chercheuse portugaise aura donc la tâche de présenter les œuvres d’artistes locaux et internationaux dans ce décor unique, entre les fjords et les montagnes. « C’est un honneur pour moi d’assumer la direction artistique de la prochaine édition du LIAF et de travailler pour, avec et au sein d’un territoire où les réalités artistiques et environnementales sont si étroitement liées », a-t-elle déclaré à la suite de sa nomination.
Filipa Ramos est écrivaine, conférencière et commissaire d’exposition. Elle assure actuellement la direction artistique du festival LOOP à Barcelone. Elle a également été commissaire dans le cadre d’expositions telles que « Songs for the Changing Seasons » lors de la Biennale du climat de Vienne (Klima Biennale, Autriche, 2024) et « Persones Persons » lors de la Biennale de Gherdëina (Italie, 2022). En 2024, elle a aussi été commissaire de BESTIARI, l’installation de l’artiste Carlos Casas représentant la Catalogne à la 60ᵉ Biennale de Venise.
Filipa Ramos est également enseignante à l’Institut Art, Genre et Nature de l’Académie d’Art et du Design FHNW de Bâle (Suisse). Ses recherches portent sur la manière dont l’art réinvente les formes de coexistence entre les humains, les animaux et l’environnement, une question qu’elle explore également dans son récent ouvrage The Artist as Ecologist (2025). Dans cette lignée, elle précise que sa proposition pour le Lofoten International Art Festival, fruit de son engagement de longue date dans le domaine de l’écologie et de sa volonté de promouvoir une justice environnementale inclusive, favorisera « l’écoute prolongée et les échanges entre humains et non-humains » et les « pratiques d’écoute attentive et leur capacité à rassembler les individus, à composer des récits différents et à façonner de nouveaux imaginaires. »




