La galerie Mennour, fondée en 1999 par Kamel Mennour, entre dans une nouvelle étape de son développement en s’agrandissant rive droite, une information dévoilée par Le Figaro. Dans un post Instagram, l’enseigne d’art contemporain déclare qu’elle « marque un nouveau chapitre avenue Matignon en reprenant la Galerie Malingue, avec ses 400 m2 dédiés à la vente d’œuvres historiques », dans un quartier emblématique pour le second marché mais aussi, de plus en plus, pour le premier marché. Mennour disposait déjà d’un espace au numéro 28 de l’avenue Matignon, qui sera donc complété par l’adresse adjacente du 26. Celle-ci sera dirigée par Charles Geoffrion et Lucas Le Pleux.
Au Figaro, Daniel Malingue, âgé de 90 ans, fondateur de la galerie Malingue qui a connu six décennies d’activité, a indiqué pourquoi son choix s’était porté sur Kamel Mennour, « un bon marchand que j’apprécie. Je lui ai demandé un prix raisonnable et on n’a pas discuté. Je n’aurais pas laissé la galerie à n’importe qui, c’est une question d’éthique. Il va plus s’occuper du second marché et de l’art moderne. Mon fils, Édouard, qui était à Hong Kong, a ouvert une galerie à New York. Mon autre fils, Olivier, est à Londres et ne veut pas revenir en France. Ma fille, Éléonore, est à Lucques, en Italie. Aucun d’entre eux ne veut prendre ma suite. »
Ce nouvel espace « reflète le développement continu de Mennour tout en renforçant une direction claire : la présentation d’œuvres majeures d’artistes modernes, post-war et contemporains issues de collections privées ». Et d’ajouter : « ce programme vient compléter l’activité de marché primaire de la galerie et son travail de longue durée avec les estates des artistes depuis plus de 25 ans ». Depuis quelque temps déjà, la galerie a mis l’accent sur l’art moderne sur ses stands de foires, d’Art Basel Paris à Art Genève.
Pour Kamel Mennour, ce lieu supplémentaire « nous permettra de présenter des œuvres historiques, d’accueillir des expositions monographiques ou thématiques, et de promouvoir des dialogues croisés entre différentes générations d’artistes », a-t-il déclaré.



