Le Mensuel
Newsletter
Abonnements
Le Mensuel
Newsletter
L'actualité des galeries
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Politique culturelle
Livres
L'actualité des galeries
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Politique culturelle
Livres
Patrimoine
Actualité

François Pinault soutient la restauration d’un chef-d’œuvre de l’art breton à Commana

La commune de Commana, dans le Finistère, engage aujourd’hui la restauration du retable de Sainte-Anne, pièce maîtresse de l’église Saint-Derrien, grâce au soutien d'Artemis, la holding de François Pinault. Un geste en soutien à la candidature des enclos paroissiaux bretons à l’Unesco.

Dimitri Cosme
13 juin 2025
Partagez
L’enclos paroissial de l’église Saint-Derrien à Commana. Photo D.R.

L’enclos paroissial de l’église Saint-Derrien à Commana. Photo D.R.

Le retable baroque de l’église Saint-Derrien, emblématique de l’art religieux breton, va être restauré grâce au soutien financier de François Pinault, via sa holding familiale Artémis. À travers ce geste, le milliardaire breton entend soutenir la candidature des enclos paroissiaux du Finistère à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.

Depuis 2022, le département du Finistère mène en effet un vaste travail de valorisation de ces ensembles architecturaux singuliers, qui rassemblent en un même lieu église, ossuaire, calvaire et mur d’enceinte. François Pinault, attaché à ses racines bretonnes, a déclaré à ce sujet : « La chapelle Sainte-Anne de Commana est l’un des joyaux de l’art des enclos du Finistère ». Il espère que sa restauration « permettra ainsi de prendre toute sa place parmi les enclos paroissiaux candidats à l’inscription au patrimoine mondial ».

Commana, nichée au cœur des monts d’Arrée, offre en effet un exemple remarquable de l’enclos paroissial typique du pays de Léon. Son architecture témoigne de l’extraordinaire vitalité artistique des XVIe et XVIIe siècles de la région, une richesse que la Bretagne cherche aujourd’hui à faire reconnaître au niveau international.

La candidature des enclos paroissiaux a déjà franchi plusieurs étapes décisives. En mars 2024, ils ont été inscrits sur la liste indicative des biens français. Puis, en janvier 2025, le Comité français du patrimoine mondial a officiellement reconnu leur « Valeur universelle exceptionnelle ». Une nouvelle phase s’ouvre désormais : l’élaboration d’un dossier, qui sera soumis au Comité, avant une validation finale par le président de la République, seul habilité à autoriser le dépôt officiel de la candidature auprès de l’Unesco.

Le retable de Sainte-Anne, église Saint-Derrien. Photo D.R.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la restauration du retable de Sainte-Anne, chef-d’œuvre baroque installé dans le transept nord de l’église Saint-Derrien. Impressionnant par ses dimensions (environ huit mètres de haut pour 6,20 mètres de large) ce retable, réalisé en 1682, figure parmi les plus monumentaux de la région. Son origine reste toutefois enveloppée de mystère.

Deux hypothèses coexistent. La première raconte selon les légendes que les habitants de Commana l’auraient offert en réparation des outrages commis contre l’un de leurs anciens recteurs, Yves Croguennec, agressé le 7 juillet 1675, accusé à tort de dissimuler la gabelle, l’impôt sur le sel. Plus plausible, la seconde attribue la commande du retable au recteur Yves Messager et au seigneur Gabriel de Bouvans. Ce dernier l’aurait financé, peut-être pour expier un meurtre jamais élucidé...

PatrimoineFrançois PinaultMécénatpatrimoine mondial de l’UnescoXVIIe siècle
Partagez
Abonnez-vous à la Newsletter
Informations
À propos du groupe The Art Newspaper
Contacts
Politique de confidentialité
Publications affiliées
Cookies
Publicité
Suivez-nous
Instagram
Bluesky
LinkedIn
Facebook
X
Ce contenu est soumis à droit d'auteurs et copyrights

À lire également

Liste du patrimoine mondialActualité
19 septembre 2023

De nouveaux sites ajoutés sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco

Réuni à Riyad, en Arabie saoudite, le comité a décidé de protéger des sites anciens en Chine, en Iran, en Cisjordanie, le long de la Route de la soie ou encore en Tunisie. La Maison Carrée de Nîmes ainsi que la montagne Pelée et les pitons du Nord à la Martinique ont également été distingués.

Tom Seymour et Stéphane Renault
PatrimoineActualité
2 avril 2021

Un nouvel écrin pour le retable de l'« agneau mystique » à Gand

Le retable des frères Van Eyck retrouve le public et un nouvel emplacement dans la cathédrale Saint-Bavon, après trois ans de travaux.

Maev Kennedy
ExpositionsActualité
30 juillet 2025

Sur les traces d’une abbatiale bourguignonne disparue

Au musée archéologique de Dijon, une présentation restituant les volumes et l’ampleur de la rotonde de l'église Saint-Bénigne en ravive la mémoire.

Dimitri Cosme