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Critique

Tout Colette Richarme

Les éditions Deuxième époque ont établi une somme en deux volumes sur l’artiste peintre montpelliéraine.

Camille Viéville
18 janvier 2024
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Jean-Luc Bourges et Régine Monod (dir.), Colette Richarme (1904-1991). Une artiste en quête d’absolu, Montpellier, Deuxième époque, 2023, 2 volumes sous coffret, 864 pages, 68 euros.

Jean-Luc Bourges et Régine Monod (dir.), Colette Richarme (1904-1991). Une artiste en quête d’absolu, Montpellier, Deuxième époque, 2023, 2 volumes sous coffret, 864 pages, 68 euros.

Née en 1904 à Canton (aujourd’hui Guangzhou, en Chine), Colette Richarme arrive en France à l’âge de 9 ans. Initiée à la peinture par sa mère, elle fréquente une école de dessin sur tissu tout en suivant les cours du soir à l’école des beaux-arts de Lyon. Après avoir fondé une famille, elle reprend le chemin des ateliers avec l’ambition de devenir peintre chevillée au corps. À la fin des années 1930, elle s’installe à Montpellier et participe à la vie artistique régionale jusqu’à sa mort en 1991. En parallèle, elle expose dans quelques galeries parisiennes et les salons officiels.

UNE RECONNAISSANCE TARDIVE

Si, en 1957, l’État français lui achète une œuvre, Le Phare (Inspiration sétoise) (1957, en dépôt au musée Paul-Valéry, Sète), la reconnaissance tarde cependant à venir. En effet, son œuvre, composée de nombreux paysages du sud de la France, de natures mortes et de figures, s’inscrit hors des courants de l’art moderne. En 1947, Colette Allendy (1895- 1960), importante galeriste parisienne qui défend notamment l’art abstrait – celui de Camille Bryen, Hans Hartung ou Wols –, ne s’y trompe pas quand elle souligne un décalage avec son temps : « Votre peinture s’apparente aux fauves, me fait penser à [Maurice de] Vlaminck, [Paul] Gauguin et, de ce fait, ne convient pas à ma galerie. » Son amie Louise Bourgeois (1911 2010), rencontrée vers 1935 dans l’atelier d’Yves Brayer à l’académie de la Grande Chaumière, à Paris, ne dit pas autre chose lorsqu’elle lui conseille d’ignorer « l’opinion de gens qui peignent aujourd’hui comme on peignait il y a deux siècles ».

Son œuvre, composé de nombreux paysages du sud de la France, de natures mortes et de figures, s’inscrit hors des courants de l’art moderne.

Toutefois, après la mort de l’artiste, les filles de Colette Richarme ont travaillé activement à la préservation et à la valorisation du fonds d’atelier. Une association a été créée en 2005*1 et une rétrospective organisée trois ans plus tard, au musée Paul-Valéry, à Sète*2. De surcroît, ses enfants ont effectué des donations importantes, entre autres à ce même musée Paul-Valéry, au musée Fabre et à la médiathèque Émile-Zola, tous deux à Montpellier. Cette dernière conserve désormais quelque 1 784 documents d’archives, précieux pour l’analyse de l’œuvre de Colette Richarme, mais aussi de la vie artistique héraultaise de la seconde moitié du xxe siècle. La parution de ces deux volumes richement illustrés, réunissant de nombreux textes signés de l’artiste et de ses amis, ainsi que des études inédites, a reçu le soutien de l’association Richarme et de la Région Occitanie.

*1 Association Richarme
*2 « Colette Richarme. Inspirations sétoises », 15 février-18 mai 2008, musée Paul-Valéry, Sète.

LivresColette RicharmePeintureÉditions Deuxième époque
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