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Le musée d’Orsay fait l’acquisition de deux chefs-d’œuvre de la sculpture du XIXe siècle

Le musée parisien a fait entrer dans ses collections une pièce de Gustave Doré et une paire de sculptures de Charles Cordier.

Charles Gaucher
9 janvier 2024
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Gustave Cordier, La Parque et l'Amour. Courtesy Musée d'Orsay. Photo Sophie Crépy

Gustave Cordier, La Parque et l'Amour. Courtesy Musée d'Orsay. Photo Sophie Crépy

Plusieurs sculptures viennent de rejoindre les collections du musée d’Orsay. Il s’agit tout d’abord du plâtre de La Parque et l’Amour du peintre et caricaturiste Gustave Doré, qui fut présentée au Salon de 1877. Ici, le groupe sculpté évoque les liens entre l’Amour (Éros) et la mort (Thanatos), incarnée par la Parque. Cette femme austère, sur laquelle se dresse « nonchalamment » l’adolescent, tient dans sa main droite une paire de ciseaux, les attributs d’Atropos, celle qui choisit de mettre fin à la vie humaine. Une cordelette, partant de l’arc de l’Amour, symbolise le destin des femmes et des hommes.

Si la critique souligna le talent de Gustave Doré qui s’exprime ici en tant que sculpteur, elle lui fit grief de toujours chercher davantage la gloire après son triomphe dans le dessin et la peinture. Cette ronde-bosse de grandes dimensions (300 cm x 150 cm) avait été présentée au musée d’Orsay en 2014 dans l’exposition « Gustave Doré. L’imaginaire au pouvoir », sous le commissariat de Philippe Kaenel, Paul Lang et Édouard Papet.

Charles Cordier, Chinois. Courtesy Musée d'Orsay. Photo Sophie Crépy

Pionnier de la sculpture polychrome sous le Second Empire, Charles Cordier réalise Chinoise et Chinois, œuvre à la technique extraordinaire à l’âge de 21 ans seulement. Identifiés comme Chung Ataï et sa deuxième épouse, Yung Achoi, ces bustes réalisés en bronze doré, argentés et émaillés, illustrent le développement des échanges commerciaux au milieu du XIXe°siècle entre l’Europe et l’empire du Milieu. La reine Victoria accueillit en effet ce couple de marchands de thé sur l’île de Wight. L’artiste souhaitait dans ces œuvres présenter un autre aspect de ses recherches : y exprimer la beauté propre à chaque civilisation, loin de la supériorité supposée de la culture européenne selon la conception alors en cours à cette époque.

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