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Les autorités mexicaines s’opposent à nouveau à une vente d’art précolombien à Paris

La vacation prévue le lundi 3 avril 2023 chez Millon comprend 83 artefacts revendiqués par le Mexique.

Carlie Porterfield and Alexandre Crochet
28 mars 2023
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Masque en marbre précolombien proposé dans la vente, datant de 400 à 100 avant notre ère. Courtesy Millon

Masque en marbre précolombien proposé dans la vente, datant de 400 à 100 avant notre ère. Courtesy Millon

Les autorités mexicaines ont demandé à la maison parisienne Millon d’interrompre une vente d’art précolombien. Le National Institute of Anthropology and History de Mexico (INAH) et la secrétaire à la Culture Alejandra Fraustro Guerrero affirment que les pièces sont protégées par la réglementation sur le patrimoine en vigueur au Mexique. Les pièces sont estimées jusqu’à 70 000 dollars. Ces revendications portent sur 83 lots de la vente, qui en comprend 148, dont des figurines anthropomorphes et des céramiques. La secrétaire à la Culture a appelé la maison de ventes à prendre en compte la dimension historique, symbolique et culturelle des objets, « supérieure à tout intérêt commercial », affirme-t-elle. Elle a porté plainte auprès du procureur général de Mexico et prévenu le ministère des Affaires étrangères mexicain ainsi qu’Interpol.

De semblables revendications avaient déjà été déposées à l’occasion d’une vente d’art précolombien organisée par Millon en 2019. La vacation avait été maintenue. En effet, ce sont les conventions internationales pourtant signées par le Mexique qui prévalent sur les lois nationales. Le commissaire-priseur Alexandre Millon pointe la difficulté de « qualifier systématiquement de pillage des pièces parfois vendues jadis dans des boutiques officielles sur le sol mexicain à leurs détenteurs actuels ou à des marchands. C’est un combat vain, qui vise à organiser une stratégie de terre brûlée dans un contexte de politique culturelle nationaliste opportuniste et électoraliste. Vouloir éteindre ce marché, qui a aussi permis la préservation des pièces et leur diffusion notamment aux chercheurs, c’est aussi favoriser le marché noir », confie-t-il.

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