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Gennaro Sangiuliano, nouveau ministre italien de la Culture

Le successeur de Dario Franceschini est l’actuel directeur du journal télévisé Tg2 diffusé sur la chaîne Rai 2.

Alessandro Martini
31 octobre 2022
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Gennaro Sangiuliano. D.R.

Gennaro Sangiuliano. D.R.

Gennaro Sangiuliano a été nommé ministre de la Culture en Italie. Il succède à Dario Franceschini, resté à la tête du ministère durant quatorze ans. Né à Naples en 1962, directeur du journal télévisé Tg2 depuis octobre 2018, Gennaro Sangiuliano est un journaliste, conférencier et essayiste qui a toujours été proche des milieux de centre-droit. Ancien membre du Fronte della Gioventù [Front de la jeunesse], il a été candidat (non élu), en 2001, à la Chambre des députés, appelée à l’époque la Chambre des libertés [Casa delle Libertà]. Son témoin de mariage, en 2018, a été Maurizio Gasparri, un sénateur de Forza Italia. Aujourd’hui, Gennaro Sangiuliano serait proche de Fratelli d’Italia (FdI), le parti politique italien d’extrême droite, dirigé par Giorgia Meloni, la nouvelle présidente du Conseil. En juillet dernier, Ignazio La Russa (le nouveau président du Sénat italien) l’a décrit comme l’une des « personnes prêtes à souscrire à notre programme », suscitant une levée de boucliers de l’Usigrai, le syndicat des journalistes de la Rai. Mais il est aussi apprécié par la Ligue, qui, semble-t-il, aurait voulu le voir nommé à la tête du Tg1.

Diplômé en droit de l’université Federico II de Naples, il y a obtenu un doctorat en droit et économie et un master en droit privé européen, sous la direction du professeur Guido Alpa (très proche de l’ancien Premier ministre Giuseppe Conte). Il a ensuite travaillé dans différentes universités, enseignant l’histoire de l’économie et des affaires à la Libera università internazionale degli studi sociali Guido Carli de Rome (depuis 2016). Il est le directeur de l’école de journalisme de l’université de Salerne (depuis 2015). Il est également chargé de cours au Master de journalisme et communication de l’Université télématique Pegaso.

Mais la carrière professionnelle de Gennaro Sangiuliano s’est de plus en plus tournée vers le journalisme, débutant dans des journaux locaux. De 1995 à 1997, il a dirigé les services d’information de la chaîne de télévision de Campanie Italia Sette-Canale Otto, puis est passé à la direction du quotidien Il Roma de Naples. Il a ensuite été rédacteur en chef adjoint du quotidien Libero, sous la direction de Vittorio Feltri. En 2003, il a été engagé par la Rai, d’abord au journal régional Testata giornalistica regionale de Naples (correspondant et chef de service), puis à Rome à l’agence de presse nationale Tgr, où il est rédacteur en chef depuis 2007. Deux ans plus tard, il est nommé directeur adjoint du Tg1, avant de prendre la direction du Tg2, nommé par l’administrateur délégué de la Rai, Fabrizio Salini, lui-même nommé par le gouvernement Conte I.

Gennaro Sangiuliano est également un essayiste prolifique, tant dans le domaine universitaire que dans le domaine de la vulgarisation historique. En 2008, il a signé Giuseppe Prezzolini, l’anarchico conservatore (Mursia), une biographie du fondateur de Voce, avec lequel il a été finaliste du prix Acqui Storia. En 2012, il a écrit Scacco allo zar : 1908-1910. Lenin a Capri, genesi della rivoluzione (Mondadori, Prix Capalbio pour l’essai historique). En 2014, toujours chez Mondadori, son éditeur, a paru Quarto Reich. Come la Germania ha sottomesso l’Europa (écrit avec Vittorio Feltri) et, en 2015, le best-seller Putin. Vita di uno zar, suivi de volumes consacrés à Hillary Clinton (2016), Donald Trump (2017) et à Xi Jinping, « le nouveau Mao » (2019). L’année dernière, il a publié Reagan. Il presidente che cambiò la politica americana.

NominationsItalieministre italien de la Culture
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