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Critique

Cathy Josefowitz redécouverte

Une monographie éditée par Mousse Publishing accompagne la plus grande exposition à ce jour de Cathy Josefowitz qui s’est tenue dans trois lieu successifs à Paris, Rome et Langenthal.

Anaël Pigeat
4 mars 2022
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Ludovic Delalande, Rebecca Lamarche-Vadel, Elise Lammer, Cathy Josefowitz, Rome, Mousse Publishing, 2020, 288 pages, 27 euros.

Ludovic Delalande, Rebecca Lamarche-Vadel, Elise Lammer, Cathy Josefowitz, Rome, Mousse Publishing, 2020, 288 pages, 27 euros.

Des silhouettes enlacées flottant sur un damier, des corps noirs nus, une extraordinaire série d’acrobaties en rouge autour d’une chaise, des ours familiers et des chevaux bleus, mais aussi des performances et des dessins d’une force féroce… L’œuvre de Cathy Josefowitz est une découverte. Elle s’est pourtant déployée pendant quarante ans. Cette artiste, dont le travail se situe au carrefour de la peinture et de la scène, est née à New York en 1956, puis, très jeune, s’installe en Suisse avec ses parents. Elle décède en 2014 d’un cancer du sein. Elle a travaillé à Paris, à Boston, à Amsterdam et à Genève – où elle a conservé toute son œuvre dans un stock. Le livre que lui consacre Mousse Publishing, et qui compte des textes de Rebecca Lamarche-Vadel, Elise Lammer et Ludovic Delalande sur les différents aspects de ses recherches, accompagne une exposition itinérante qui a poursuivi de la révéler au public cet hiver. Intitulée « The Thinking Body », elle était coorganisée par le Kunsthaus Langenthal, le Centre culturel suisse, à Paris, et le MACRO, à Rome.

L’ART MÈNE LA DANSE

Le livre nous apprend qu’elle grandit entourée d’œuvres modernes (Édouard Vuillard, Oskar Kokoschka, Foujita…), réunies par sa mère peintre et son père collectionneur de musique, qu’elle aime le film Les Enfants du paradis de Marcel Carné et le mime Marceau. En 1972, elle se forme à la construction de décors au Théâtre national de Strasbourg avant de rejoindre l’École nationale supérieure des beaux-arts, à Paris. Elle réalise alors un ensemble de marionnettes articulées aux corps d’une souplesse élastique, et peint souvent sur carton, ce qui donne à ses images ces couleurs sourdes qui la caractérisent. L’univers du cirque imprègne ses peintures peuplées d’acrobates et d’arlequins. À Boston, en 1977, elle découvre les techniques du Primal Theatre et la recherche des émotions originelles. Fascinée par la maternité, elle suit même des cours pour devenir sage-femme. Puis elle poursuit ses recherches sur la danse au Dartington College of Arts, dans le sud de l’Angleterre, avec notamment Mary Fulkerson et Steve Paxton, l’un des fondateurs du Judson Dance Theatre. C’est là qu’elle crée sa compagnie de danse, réalise des chorégraphies et prend des engagements féministes affirmés.

Les années 1990 et 2000 sont marquées par son intérêt pour des formes d’abstraction, liées à la pensée bouddhiste à laquelle elle adhère, et dont le livre donne un aperçu.

À la fin des années 1980, elle voyage en Italie et commence à peindre et à dessiner sur les factures, les nappes et les serviettes des restaurants comme un journal de bord. Les années 1990 et 2000 sont marquées par son intérêt pour des formes d’abstraction, liées à la pensée bouddhiste à laquelle elle adhère, et dont le livre donne un aperçu. L’une de ses séries s’intitule Kamasutra, une autre Ciels, dans laquelle on a envie de plonger à corps perdu.

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Ludovic Delalande, Rebecca Lamarche-Vadel, Elise Lammer, Cathy Josefowitz, Rome, Mousse Publishing, 2020, 288 pages, 27 euros.

LivresCathy JosefowitzEcole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris Édouard VuillardOskar KokoschkaDanse
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