Le Mensuel
Newsletter
Abonnements
Le Mensuel
Newsletter
L'actualité des galeries
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Politique culturelle
Livres
L'actualité des galeries
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Politique culturelle
Livres
Expositions
Critique

Pieter de Hooch va-t-il enfin sortir de l'ombre de Vermeer ?

Une première rétrospective de l’artiste aux Pays-Bas remet en lumière l’« autre » peintre de l’Âge d’or hollandais.

Martin Bailey
6 décembre 2019
Partagez

Pieter de Hooch a souvent été considéré comme un peintre un peu secondaire de l’Âge d’or hollandais, du moins en comparaison à son brillant contemporain Johannes Vermeer. Tous deux ont travaillé à Delft, Vermeer durant toute sa carrière (1653-1675) et De Hooch lors d’une période plus courte (1652-1660). En tant que membres de la guilde des artistes de Saint-Luc, ils se sont connus, bien qu’aucune archive n’ait pu attester de leurs liens.

Pieter de Hooch, Cour d’une maison à Delft, 1658 © The National Gallery, Londres

Le musée Prinsenhof Delft ouvre demain au public la première rétrospective de De Hooch aux Pays-Bas, réunissant 29 de ses peintures (pas un seul dessin ne subsiste). Aucune œuvre de De Hooch n’est restée à Delft, mais des tableaux conservés par d’autres musées hollandais compléteront ceux en provenance de prêteurs internationaux, notamment les Joueurs de cartes dans une chambre ensoleillée (1658) de la collection royale britannique et Portrait de famille dans une cour de Delft (vers 1657-1660) de l’Académie des Beaux-Arts de Vienne. Ce dernier tableau est l’un des seuls portraits de famille de Pieter de Hooch pouvant être situé à Delft, la flèche de Nieuwe Kerk était reconnaissable en arrière-plan. Au début du XIXe siècle, certains critiques avaient attribué cette composition à Vermeer.

Pieter de Hooch Portrait de famille dans une cour de Delft, vers 1657. © Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste Vienne

La question la plus passionnante posée par l’exposition est de savoir comment De Hooch et Vermeer se sont mutuellement influencés. De Hooch a atteint le style de sa maturité plus tôt que son rival, en 1658, et était jusque-là le plus novateur. Vermeer a appris de De Hooch, le dépassant rapidement. Les œuvres de Vermeer ont ensuite incité De Hooch à concevoir de nouveaux thèmes.

Anita Jansen, conservatrice en chef du musée Prinsenhof, pense que les scènes de cour de Delft de Pieter de Hooch ont inspiré Vermeer pour peindre La Ruelle (1658). Pour ce qui est des scènes d’intérieurs, elle considère qu’il s’agit plutôt d’une « rivalité artistique », chacun regardant le travail de l’autre.

Pieter de Hooch, Joueurs de cartes dans une chambre ensoleillée, 1658, Royal Collection Trust. © Her Majesty Queen Elizabeth II 2019

À l’époque, Vermeer était l’artiste le plus important (et le plus cher), mais au XVIIIe et XIXe siècles, Pieter de Hooch conserva sa réputation alors que Vermeer fut presque oublié. Aujourd’hui, Vermeer a bien évidemment acquis une renommée mondiale. Mais, la rétrospective de Pieter de Hooch devrait remettre à nouveau sous les projecteurs cet autre maître de Delft.

« Pieter de Hooch à Delft : dans l'ombre de Vermeer  », du 11 octobre 2019 au 16 février 2020, Musée Prinsenhof, Delft.

ExpositionsPieter de HoochJohannes VermeerMusée Prinsenhof de Delft
Partagez
Abonnez-vous à la Newsletter
Informations
À propos du groupe The Art Newspaper
Contacts
Politique de confidentialité
Publications affiliées
Cookies
Publicité
Suivez-nous
Instagram
Bluesky
LinkedIn
Facebook
X
Ce contenu est soumis à droit d'auteurs et copyrights

À lire également

ExpositionsCritique
26 mai 2025

Le quotidien des hollandais au siècle d’or

Accueillie par le H’art Museum, la Leiden Collection revient à Amsterdam, à l’occasion des 750 ans de la ville. À travers 75 œuvres du XVIIe siècle, la vie de ses habitants se dévoile.

Amandine Rabier
ExpositionsActualité
13 février 2023

Selon le Rijksmuseum d’Amsterdam, le mécène de Vermeer était une femme

De nouvelles recherches, publiées dans le catalogue de la rétrospective événement consacrée au peintre au Rijksmuseum d’Amsterdam, suggèrent que Maria de Knuijt, qui a acquis la moitié de la production de l’artiste, a pu influencer le choix de ses sujets.

Martin Bailey