En 1928, dans son essai Une chambre à soi, Virginia Woolf met en avant le besoin d’avoir un espace pour pouvoir créer. Avec le temps, avoir une chambre devient davantage chose commune, et c’est au sein de cet espace que, depuis les années 1990, se déroulent les relations parasociales (nourries par Internet et les médias), que se dévoile l’intimité et, ainsi, que se fondent un imaginaire et des œuvres. S’il s’agit de l’endroit où l’on songe, celui-ci représente désormais le lieu du virtuel, et se situe à la fois hors du monde et comme projection de celui-ci. Réunissant de nombreux artistes – avec une majorité féminine, parmi laquelle figurent Dominique Gonzalez- Foerster, Donna Gottschalk, Ash Love ou encore Madame Zo –, le Frac Nouvelle-Aquitaine Méca, à Bordeaux, revient sur le rapport à la virtualité, à la subjectivité et au désir. L’ensemble navigue entre cet intérieur qui nous appartient et l’extérieur, entre le rêve et la réalité numérique, entre les fantômes et les écrans.
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« Chambres, ghosts et digitales », du 7 février au 30 août 2026, Frac Nouvelle-Aquitaine Méca, 5, parvis Corto-Maltese, 33800 Bordeaux.



