Plus qu’un fleuve, le río Bravo (ou Grande) est une frontière, celle séparant les États-Unis du Mexique. Une foule de migrants, expatriés de toute l’Amérique latine, attendent sur ses rives une traversée incertaine. Felipe Romero Beltrán a photographié ces zones de transit et les réalités sociales qui y sont associées. Il en est revenu avec cinquante-deux images – portraits souvent durs, intérieurs austères et paysages hostiles – et un film qu’il dévoile au Carré d’Art, à Nîmes. Le fleuve n’est pas l’axe central de sa proposition, il en constitue, au contraire, « la limite », selon l’artiste. Il aide ce dernier à se concentrer sur ce qui l’entoure : l’attente interminable et parfois vaine, le temps en suspens, les peurs et les doutes.
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« Felipe Romero Beltrán. Bravo », du 8 novembre 2025 au 29 mars 2026, Carré d’art – musée d’Art contemporain, place de la Maison-Carrée, 30000 Nîmes.




