Le poète surréaliste brésilien João Cabral de Melo Neto concevait le paysage avant tout comme une construction mentale et intangible, bien au-delà de la simple représentation du monde sensible. Depuis plus de quinze ans, son compatriote Lucas Arruda (né en 1983) poursuit cette vision, cherchant à transcrire en peinture ce que son aîné a mis en poème. Avec sa série Deserto-Modelo (Modèles de désert), l’artiste façonne des paysages imaginaires, peints de mémoire dans l’isolement de son atelier. Jamais il ne travaille sur le motif ni à partir de photographies. Il préfère laisser ses souvenirs s’effacer, se transformer, jusqu’à ne restituer que l’empreinte fugace qu’il lui en reste. Le musée d’Orsay lui consacre une exposition, ouvrant ainsi un dialogue entre son œuvre et les grands maîtres de l’impressionnisme.
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« Lucas Arruda. Qu’importe le paysage », 8 avril-20 juillet 2025, musée d’Orsay, esplanade Valéry-Giscard-d’Estaing, 75007 Paris, musee-orsay.fr




