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La Biennale de Venise remet ses Lions d’or

Philippe Régnier
22 avril 2024
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Archie Moore prononçant son discours le 20 avril 2024 après avoir reçu le Lion d’or pour la meilleure participation nationale (Pavillon de l'Australie). Courtesy Biennale de Venise

Archie Moore prononçant son discours le 20 avril 2024 après avoir reçu le Lion d’or pour la meilleure participation nationale (Pavillon de l'Australie). Courtesy Biennale de Venise

Les pavillons nationaux et l’exposition internationale conçue par le directeur artistique brésilien Adriano Pedrosa sont cette année à Venise très ouverts sur les minorités, à la fois du point de vue des populations représentées que des orientations sexuelles des artistes. Il était donc attendu que les prix remis pour cette 60e Biennale reflètent ces partis pris procédant d’un rééquilibrage qui, on l’aura compris, tient davantage compte de l’origine des créateurs et de leur culture que des critères strictement artistiques tels que définis par un monde de l’art jusqu’ici principalement dominé par une vision occidentale. Avant même son ouverture, Anna Maria Maiolino et Nil Yalter avaient été choisies pour recevoir des Lions d’or pour l’ensemble de leur carrière. Lors de la cérémonie qui s’est tenue au Ca’ Giustinian le samedi 20 avril, le Lion d’or pour la meilleure participation nationale a été attribué à l’Australie, une première depuis le début de sa participation à la manifestation en 1954. Artiste aborigène, Archie Moore y présente un vaste arbre généalogique des Premières Nations couvrant plus de 65 000 ans. « Cette installation se distingue par son esthétique forte, son lyrisme et son invocation de la disparition commune de passés éclipsés. Avec son inventaire de milliers de noms, Moore offre également une perspective de réconciliation », a déclaré le jury. Autre pavillon national honoré, celui de la République du Kosovo a obtenu une mention spéciale avec l’artiste Doruntina Kastrati. Le Lion d’or pour la meilleure participation dans l’exposition internationale est allé au collectif de femmes maories de Nouvelle-Zélande Mataaho Collective, qui a réalisé une installation spectaculaire à l’entrée de l’Arsenale. Le Lion d’argent pour le jeune artiste prometteur a été quant à lui remis à Karimah Ashadu pour sa vidéo Machine Boys centrée sur les jeunes villageois du Nigeria qui viennent à Lagos conduire des mototaxis illégales. Le jury a encore décerné deux mentions spéciales, l’une à l’artiste palestinienne de New York Samia Halaby, l’autre à La Chola Poblete, artiste queer d’Argentine.

La cérémonie de remise des prix s’est terminée par des discours de remerciements du ministre italien de la Culture, Gennaro Sangiuliano, et du nouveau président de la Biennale, Pietrangelo Buttafuoco, tous deux marqués à l’extrême droite. Après cette édition très ouverte sur l’étranger et même sur l’étrange, la Biennale de Venise 2026 risque de prendre un autre chemin.

EditorialBiennale de VeniseAdriano PedrosaNil YalterAnna Maria MaiolinoArchie MooreDoruntina KastratiMataaho CollectiveKarimah AshaduSamia HalabyLa Chola PobleteGennaro SangiulianoPietrangelo Buttafuoco
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