Le Mensuel
Newsletter
Abonnements
Le Mensuel
Newsletter
L'actualité des galeries
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Politique culturelle
Livres
L'actualité des galeries
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Politique culturelle
Livres
Justice
Actualité

Giuliano Ruffini se met à la disposition de la justice

Le présumé faussaire, toujours présent en Italie, s’est présenté spontanément à la compagnie des Carabinieri de Castelnovo Monti.

Carole Blumenfeld
18 novembre 2022
Partagez
Tableau saisi à l’hôtel de Caumont à Aix-en-Provence en 2016 et restitué à son propriétaire. Photo : D.R.

Tableau saisi à l’hôtel de Caumont à Aix-en-Provence en 2016 et restitué à son propriétaire. Photo : D.R.

Après avoir lu un article que lui consacrait Il Resto del Carlino le matin du 18 novembre, et alors même que des journalistes avaient tenté hier et aujourd’hui encore de s’approcher de sa propriété, Giuliano Ruffini a pris la décision de préparer sa valise. En fin de matinée, il s’est présenté avec son avocat italien Federico De Belvis à la compagnie des Carabinieri de Castelnovo Monti afin de « se mettre à la disposition de la justice ».

Le collectionneur et marchand Giuliano Ruffini est mis en cause dans une vaste affaire de faux dans le domaine des tableaux anciens.

Un article paru le 16 novembre dans l’édition internationale de The Art Newspaper a agité la presse italienne. Il indiquait que la police semblait ne pas avoir la moindre idée de l’endroit où se trouvait Giuliano Ruffini, et s’il était toujours présent en Italie. Le présumé faussaire semblait en effet injoignable. En réalité, les réseaux de téléphonie mobile sont difficilement accessibles depuis son domicile, situé au cœur des montagnes d’Émilie-Romagne. Il n’a en réalité jamais quitté sa maison depuis des années. Le réseau Wifi y est bien meilleur. Ainsi, son compte WhatsApp indiquait d’ailleurs qu’il s’est connecté pour la dernière fois le 17 novembre à 7 h 11 du matin.

Un communiqué publié le 18 novembre par son avocat français Paul Le Fèvre (cabinet Kiejman & Marembert) affirme que Giuliano Ruffini a demandé en 2017 « à quatre reprises au magistrat instructeur chargé de cette affaire de l’entendre en Italie, par la voix de l’entraide judiciaire européenne, en vain. Il n’a jamais laissé aucune convocation judiciaire sans réponse, qu’elle émane des autorités françaises ou italiennes ». En 2020, la Cour d’appel de Milan avait décidé que Giuliano Ruffini devait rester en Italie le temps que l’enquête pour évasion fiscale menée à son encore par le Tribunal de Reggio Emilia arrive à son terme. Celle-ci étant terminée – il en est sorti avec un non-lieu –, rien n’empêche plus sa remise à la justice française. La juge Aude Burési a en effet lancé un mandat d’arrêt européen à son encontre en 2019.

JusticeGiuliano RuffiniFaussairesItalieHôtel de Caumont
Partagez
Abonnez-vous à la Newsletter
Informations
À propos du groupe The Art Newspaper
Contacts
Politique de confidentialité
Publications affiliées
Cookies
Publicité
Suivez-nous
Instagram
Bluesky
LinkedIn
Facebook
X
Ce contenu est soumis à droit d'auteurs et copyrights

À lire également

Marché de l'artActualité
7 juin 2023

L’Italie pourrait réduire sa TVA à l’importation sur les œuvres d’art

Cette proposition fait suite à une directive de l’UE visant à aligner les TVA à l’importation entre les différents États membres. Cette initiative inquiète les professionnels en France, pays qui applique actuellement le taux le plus bas.

James Imam
Musées et institutionsActualité
8 février 2024

Le gouvernement italien impose une préférence nationale à la direction des grands musées transalpins

Des personnalités du monde de la culture s’inquiètent des nouvelles nominations effectuées par le ministère italien de la Culture à la tête d’institutions telles que les Galeries des Offices à Florence et la Pinacothèque de Brera à Milan.

James Imam
Musées et institutionsActualité
27 février 2023

Le premier musée du fascisme va ouvrir en Italie

Les conservateurs de l’institution controversée, située dans la ville de Salò, affirment que le MuSa « ne diabolise ni ne défend » le dictateur fasciste Benito Mussolini. Son ouverture est prévue à l’automne 2023.

James Imam
Marché de l'artActualité
9 janvier 2025

La galerie Thaddaeus Ropac ouvre un espace à Milan

Thaddaeus Ropac nous explique les raisons de ce choix plutôt inattendu pour une galerie majoritairement implantée dans les plus grandes places du monde de l’art, de Paris à Séoul.

Alexandre Crochet