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Une nouvelle alliance

Philippe Régnier
24 janvier 2021
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Le départ de Donald Trump de la Maison Blanche et l’arrivée du président Joe Biden et de la vice-présidente Kamala Harris marquent une importante rupture aux États-Unis. La période de transition depuis le scrutin a été particulièrement chaotique, avec le refus du premier de reconnaître sa défaite, jusqu’à l’occupation du Capitole par ses partisans le 6 janvier. Ces événements extrêmement graves, avec des atteintes aux principes et aux symboles même de la démocratie américaine, valent aujourd’hui à Donald Trump une procédure d’impeachment déjà votée par la Chambre des représentants et dont l’examen par le Sénat devrait débuter le 9 février. L’une des figures de ce triste assaut, Jake Angeli, reconnaissable à sa coiffure ornée de cornes, également connu sous le nom de « QAnon Shaman», fait partie de ces adeptes de la théorie du complot, dont l’origine serait à chercher du côté d’un groupe d’artistes italiens, qui a pris dans les années 1990 le nom d’un footballeur britannique, Luther Blissett.

Robert S. Duncanson, Landscape with Rainbow, 1859, oil on canvas, Courtesy of Smithsonian American Art Museum, Gift of Leonard and Paula Granoff. D.R.

L’investiture de Joe Biden, mercredi 20 janvier, a heureusement été placée sous le signe d’autres artistes. La cérémonie de remise des cadeaux, qui a remplacé cette année, crise sanitaire oblige, le traditionnel déjeuner officiel, s’est déroulée devant un tableau spécialement sélectionné par la première Dame, Jill Biden. L’œuvre n’a pas été choisie au hasard : signée Robert S. Duncanson, qualifié par le sénateur républicain Roy Blunt « de peintre afro-américain de l’époque de la guerre de Sécession le plus connu », la toile datée de 1859 représente un paysage dans lequel se déploie un arc-en-ciel. Ce phénomène météorologique est le signe dans la Bible de l’alliance de Dieu et des hommes et demeure un symbole de paix et de prospérité. « J’aime l’arc-en-ciel, de bonnes choses à venir », a déclaré Jill Biden lors de la cérémonie de mercredi à Washington. En ces temps troublés, le nouveau président avait promis dès le résultat de son élection connue de « guérir » les États-Unis. Le choix de l’œuvre de cet Afro-Américain en dit déjà beaucoup.

PerspectivesEditorialÉtats-Unis d'AmériqueJoe BidenKamala HarrisRobert S. Duncanson
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