Opinion
Photographie

Des œuvres produites dans un contexte de guerre et tensions politiques sont exposées aux Rencontres d'Arles

L'instabilité politique est un thème de prédilection pour cette 48e édition du festival de photographie.

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La querelle politique est au cœur des Rencontres d’Arles, le festival annuel de photographie qui se déroule du 3 juillet au 24 septembre, dans le sud de la France. Pour cette 48e édition, 250 artistes et près de 30 commissaires d’exposition montrent leur travail dans plus de 25 sites. L’événement abrite des expositions sur la photographie de l’Iran et de la Colombie, deux nations qui ont été confrontées à des poussées d’instabilité politique. Soixante-deux photographes exposent leurs clichés de l’Iran, de la Révolution islamique de 1979 à nos jours. Les expositions sur la Colombie reviennent, elles, sur les cinquante ans de guerre civile du pays.

« Plus nous pensons qu’un pays est refermé sur lui-même et coincé dans une crise politique et économique, plus nous y trouvons des photographes », affirme le directeur de l’événement, Sam Stourdzé. Il soutient aussi que le festival réserve quelques surprises, dont une exposition révélant comment les conventions de la photographie ont influencé l’œuvre de Jean Dubuffet. Un autre point fort de cette édition est une exposition de photographie surréaliste, organisée à partir d’œuvres de la collection du Centre Pompidou, qui en a fait le prêt à l’occasion de ses quarante ans.

Appeared in The Art Newspaper Digital, 2017