Critique
Expositions

Nathalie Boutté au-delà des clichés chez MAGNIN-A

Exploratrice de longue date de la scène africaine, la galerie MAGNIN-A accueille la première exposition monographique dans l’Hexagone de l’artiste française Nathalie Boutté.

Nathalie Boutté, M. Mme Cooper, 2019, papier japonais et encre de Chine. © Nathalie Boutté, courtesy galerie MAGNIN-A, Paris. Photo Kleinefenn

Exploratrice de longue date de la scène africaine, la galerie MAGNIN-A accueille la première exposition monographique dans l’Hexagone de l’artiste française Nathalie Boutté. C’est d’abord la démarche de celle-ci qui interpelle. À partir de photographies anciennes d’Afro-Américains, en l’espèce ceux du fonds de Rufus W. Holsinger, qui s’est installé en Virginie à la fin des années 1880, l’artiste en recrée les images en utilisant des languettes de papier déclinées dans une gamme de gris, évoquant les tirages argentiques anciens. Entre minutie du textile et flou de l’image pixélisée, Nathalie Boutté, qui a participé à de nombreuses manifestations liées à ce support au cours des dernières années, de l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne jusqu’aux États-Unis, brouille ici les repères entre tableau, photographie et tissage. Comptez de 6000 à 26 000 euros.

« Nathalie Boutté. Way Down South », 29 février - 31 juillet 2020, galerie MAGNIN-A, 118, boulevard Richard Lenoir, 75011 Paris.