Actus
Elles font l'abstraction

Vera Molnár

Installée à Paris en 1947, Vera Molnár (née en 1924) s’inscrit dans le courant de l’art concret autour de Max Bill, en se fondant sur des formes géométriques simples (carrés, rectangles, cercles, demi-cercles) et sur des effets de perception visuelle.

Vera Molnár, 1961. Photo : François Molnár. © Atelier Molnár

Installée à Paris en 1947, Vera Molnár (née en 1924) s’inscrit dans le courant de l’art concret autour de Max Bill, en se fondant sur des formes géométriques simples (carrés, rectangles, cercles, demi-cercles) et sur des effets de perception visuelle. Elle conçoit en 1968 ses premiers dessins par ordinateur. Deux ans plus tard, fascinée par une peinture abstraite en damier de Paul Klee, elle entreprend la série À la recherche de Paul Klee. Reprenant le format carré et l’organisation orthogonale de la peinture de Klee, elle divise son dessin en 81 cases qu’elle remplit de façon systématique de lignes parallèles ou croisées selon les règles établies par un programme informatique. La machine est alors à l’origine d’une abstraction « numérique ».