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Marché de l'art

Marcel Brient se sépare d'un Baselitz chez Phillips

Peint par Baselitz en 1982, Das letzte Selbstbildnis I (« Le dernier autoportrait ») a pour atouts son format (250 x 200 cm) mais aussi sa place dans le corpus de l’artiste allemand.

Georg Baselitz, Das letzte Selbstbildnis I, 1982. Courtesy Phillips, D.R.

Ce sera le lot phare de la vente du soir de Londres chez Phillips le 20 octobre. Peint par Baselitz en 1982, Das letzte Selbstbildnis I («Le dernier autoportrait») a pour atouts son format (250 x 200 cm) mais aussi sa place dans le corpus de l’artiste allemand. Il fait partie d’une série conçue en hommage aux autoportraits tardifs du Norvégien Edvard Munch, ensemble dont plusieurs exemples majeurs figurent dans des collections muséales, du SFMOMA à San Francisco à la Staatsgalerie de Stuttgart. Pas vue en public depuis 1996, la peinture provient de la collection de Marcel Brient, où elle se trouve depuis vingt ans. Connu pour son goût avisé, et souvent visionnaire, de Basquiat à Richter en passant par Peter Doig ou pour la scène hexagonale, de Raysse à Hantaï – collection dont il s’est délesté chez Sotheby’s en 2012 –, le Français avait déjà vendu chez Phillips en 2018 une toile de Martin Kippenberger pour 8,4 millions de livres. Estimée de 4,5 à 5,5 millions de livres (4,9-6 millions d’euros), l’œuvre de Baselitz sera présentée exceptionnellement du 29 septembre au 5 octobre dans les locaux de Phillips à Paris, rue du Bac.

Appeared in The Art Newspaper France - Daily, 555