Actus
Elles font l'abstraction

Magdalena Abakanowicz

Dès les années 1960 à Varsovie, Magdalena Abakanowicz (1930-2017) développe des compositions textiles novatrices faites de fibres naturelles teintées comme la laine, le chanvre, le lin ou le sisal...

Magdalena Abakanowicz, Abakan grand noir, 1967-1968, sisal et chanvre tissés et cousus, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, achat, 1979. D.R.

Dès les années 1960 à Varsovie, dans l’Atelier expérimental du syndicat des artistes polonaises, Magdalena Abakanowicz (1930-2017) développe des compositions textiles novatrices faites de fibres naturelles teintées comme la laine, le chanvre, le lin ou le sisal. Les Abakans, baptisées ainsi par un critique d’après le nom de l’artiste et présentées dès les premières éditions de la Biennale internationale de Lausanne, marquent l’entrée du textile dans le champ sculptural. Suspendues depuis le plafond, ces sculptures abstraites molles à l’aspect organique qui peuvent être pénétrées, témoignent d’un intérêt novateur de l’artiste pour le spectateur. Magdalena Abakanowicz est dès lors considérée comme une des grandes représentantes de l’art utilisant le textile en Europe de l’Est.