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Chômage partiel : les commissaires-priseurs coupés en deux

Malgré une activité réduite au minimum, certains employés des maisons de vente risquent de ne pas bénéficier des allocations d'urgence proposées par l’État.

Le ministère de l’Économie et des Finances, à Paris. Courtesy ministère de l’Économie et des Finances

Face à la crise sanitaire, le gouvernement va verser des allocations pour permettre aux entreprises à l’arrêt de mettre leurs employés en chômage partiel. Avec une activité réduite au minimum, les maisons de ventes aux enchères sont concernées. Problème : nombre de commissaires-priseurs, en particulier en régions, sont inscrits à l’Insee avec sous le code NAF ou APE des activités juridiques, et d’autres sous le régime du commerce de détail. Les premiers risquent de ne pouvoir bénéficier des mesures proposées par l’État.

« Je ne sais si le gouvernement va prendre des décisions par branches. Mais il faut que l’administration comprenne que c’est la même situation dans ces deux cas : l’activité du commissaire-priseur, qui consiste entre autres à se déplacer, faire des inventaires, recevoir ou remettre des lots, faire des ventes, est réduite à néant », confie Jean-Pierre Osenat. Le Syndicat national des maisons de ventes volontaires (Symev), qu’il préside, a écrit aux services de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, pour les alerter sur les spécificités de la profession. « Le choix du code APE risque aujourd’hui injustement de se retourner contre les commissaires-priseurs », estime un spécialiste.